C'est la belle nuit de Noël, la neige étend son blanc manteau. Un homme seul marche dans les ruelles sombres et humides d'Havram City. Incognito, Pont-à-Mousson est parti à la recherche d'un sordide restaurant que l'on nomme "Kebap". On lui a dit beaucoup de bien de cet endroit : les gens meurent souvent dans d'atroces souffrances liées aux conditions d'hygiène et à une nourriture franchement pas équilibrée parce qu'il y a pas 5 fruits et légumes frais dedans (la sauce samouraï ça compte pas). Il avait déjà tenté de mourir en ingurgitant un McDo, un Quick, et même une tartiflette aux amandes et à la confiture à l'orange. Car Pont-à-Mousson était lassé. Il en avait assez, marre de n'être qu'un héros anonyme, marre de vouloir dominer un monde de merde. Il n'avait plus de raison de vivre. Même les épisodes de Derrick n'étaient que des rediffusions. Et par dessus tout, il avait très faim, au point de gober n'importe quoi (il ne connaissait pas encore Treve qui lui damait largement le pion dans ce domaine). Je n'oserais dire ce qu'il était prêt à manger s'il ne trouvait pas ce restaurant étranger de moustachus. Allez, si, j'ose : il était prêt à manger des lasagnes que sa mère n'avait pas préparé !!!! C'est inconcevable, je sais, et pourtant ce n'est que la triste vérité ! Aussi cruelle qu'une chanson de Vincent Delerm ou un sketch de Jean-Marie Bigard, la réalité dépasse mon affliction !
Au détour d'une ruelle que même Gotham en voudrait pas tellement elle pue le ragondin crevé, il vit l'enseigne lumineuse qu'il recherchait. Lorsqu'il entra, deux choses le frappèrent : l'odeur de caca mort, et la beauté d'une jeune femme. Bon, une troisième chose faillit le frapper : un homme voulait lui balancer un coup de poing parce que le héros de l'Est avait marché sur son manteau, mais celui-ci évita le coup et le moustachu alla s'étaler sur le sol sale de la salle. Se bouchant le nez, Pont-à-Mousson se fraya un passage jusqu'à la jeune femme qui lui souriait. Elle était belle, les cheveux noirs, les yeux foncés, de belles rondeurs très aguichantes. Le propriétaire du kébap demanda alors deux choses au héros venu du froid : ce qu'il voulait manger, et de laisser sa fille tranquille s'il tenait à la vie (l'homme tenait fermement la pince à oignons dans sa main droite et un menaçant petit pain dans l'autre). Pont-à-Mousson, dépité, prit un kébab crudités (il surveillait sa ligne) avec sauce blanche. Il regarda la jeune femme qui ne souriait plus et lui adressait un regard plein de détresse. Il la regarda à nouveau, ne sachant comment l'aider. Le patron lui dit alors : "Il vous faut autrichose ?" Il tourna alors les talons, la tête basse et le teint rubicond, et rentra à la maison. Cette jeune femme, il ne l'oubliera jamais vraiment, parce qu'elle buvait un Pepsi, et pas un Coca...
Gamzé lé tova, mon petit Ponta ! Et bon anniversaire ! ;-)
Je me remémore ce doux moment où la beauté a cotoyé l\\\'odeur enivrante de la viande grillée. Cette alliance subtile des senteurs et du visuel ferait chavirer le coeur de n\\\'importe quel homme.
J\\\'ai failli tenter ma chance mais cette arme puissante pointée sur toi aurait fait un carnage. Imaginez un peu : cette pince attrapant l\\\'un de mes têtons et j\\\'aurai été vaincu si facilement.
Commentaire n°1
posté par
PONTA
le 26/03/2007 à 09h42
Brrr ! Rien que d'y penser, ça fait froid dans le dos ! T'as eu chaud aux tétons, tu peux me croire ! (et un froid derrière et un chaud devant, ça te fait attraper un rhume en moins de deux !)
Ah quel coup de foudre !!!
Je me remémore ce doux moment où la beauté a cotoyé l\\\'odeur enivrante de la viande grillée. Cette alliance subtile des senteurs et du visuel ferait chavirer le coeur de n\\\'importe quel homme.
J\\\'ai failli tenter ma chance mais cette arme puissante pointée sur toi aurait fait un carnage. Imaginez un peu : cette pince attrapant l\\\'un de mes têtons et j\\\'aurai été vaincu si facilement.
T'as eu chaud aux tétons, tu peux me croire !
(et un froid derrière et un chaud devant, ça te fait attraper un rhume en moins de deux !)